Capital : Les Etats du futur seront-ils aussi puissants que ceux d'aujourd'hui ?
Jacques Attali : Non, car les multinationales financières et industrielles s'empareront de prérogatives qui relèvent actuellement de la souveraineté des nations. Elles gèreront des services d'éducation et de santé [deux domaines dans lesquels l'Etat n'a rien à faire, selon nous], l'assurance retraite et l'administration des droits sociaux. Elles vendront des services de polices, d'armées et d'agences de renseignements privées à d'autres entreprises ou à des groupes de riches particuliers [c'est un début d'anarcho-capitalisme avec la mise en concurrence des pouvoirs dits "régaliens" telle que la souhaitait déjà Gustave de Molinari au XIXe siècle]. Du coup les recettes fiscales des Etats diminueront. On achètera ces services privés soit en payant directement, soit au moyen de primes d'assurance. La puissance de l'industrie de l'assurance deviendra donc énorme [je le crois aussi, l'Etat étant un mauvais assureur, on aura tout à y gagner], d'autant qu'elle profitera aussi de la montée des risques dus au vieillissement, à l'insécurité urbaine, aux catastrophes provoquées par les dérèglements climatiques.
27.5.07
L'avenir du monde selon Jacques Attali : le triomphe de l'anarcho-capitalisme ?
C'est dans le hors-série de mai-juin 2007 de Capital. Mes commentaires sont entre crochets.
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2 commentaires:
Si seulement. Jacques Attali est aussi connu sous le nom du "Prophète qui s'est toujours trompé", et ce depuis els années 70.
Oui, le métier de futurologue a ceci de génial, qu'ils seront tous morts quand ce qu'ils ont prévu ne se sera pas produit !
Ceci dit, il existe deux exceptions Minc et Attali, qui auront été désavoués de leur vivant.
Mais tant qu'il y aura des gens pour trouver brillants ce genre de types...
M'en fous moi je slame !
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